Description du projet

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C’est en 1965 que commence l’histoire de LIMAGRAIN, plus spécifiquement à Aubiat en Auvergne. LIMAGRAIN est un groupe coopératif créé et dirigé par des agriculteurs français. Conscient du potentiel important que représente le maïs, LIMAGRAIN commence par créer des variétés de maïs précoces, adaptées à l’Europe du Nord.

Aujourd’hui, le Groupe LIMAGRAIN est le quatrième semencier mondial, il produit et commercialise des semences de grandes cultures, des semences potagères et des produits céréaliers que l’on retrouve sous les marques CLAUSE, VILMORIN, JACQUET, BROSSARD…

Le Groupe réalise un CA de 2,5 milliards € et rassemble plus de 10 000 collaborateurs présents dans 56 pays à travers le monde.

La Business Unit (BU) pivot de l’organisation du Groupe LIMAGRAIN

Le défi majeur de l’industrie agroalimentaire à l’horizon 2050 sera de nourrir près de dix milliards de personnes, il faudra donc augmenter considérablement la production agricole.

C’est par rapport à cet objectif que le Groupe LIMAGRAIN s’est structuré ces dernières années. Il compte douze BU (Business Units) réparties par métier et par zone géographique. Les BU, entités clefs de l’organisation du Groupe, disposent d’une grande autonomie et décident chacune de leurs orientations générales.

Cette organisation permet de privilégier la proximité avec les différents marchés, très segmentés aussi bien en termes de produits que de territoires.

Une prise de conscience progressive par rapport à la Sécurité

Avant 2015, la Sécurité Comportementale n’existait pas au niveau du Groupe, le mot Sécurité n’était associé à aucune fonction.

nous apprend Thierry Bensa, l’actuel Directeur de la Sécurité, de la Sûreté, de la Protection des Données et de la Gestion des Crises.

Seules deux BU (LIMAGRAIN CEREALES INGREDIENTS et LIMAGRAIN COOP) avaient mis en place une démarche de Sécurité Comportementale sous
l’impulsion de leur Directeur Général Damien Bourgarel. Celui-ci avait expérimenté la démarche dans de précédentes fonctions chez UNILEVER. Avec
le cabinet ETSCAF, il va initier la Démarche Sécurité au sein de LIMAGRAIN COOP, via la mise en place de la VMS et des divers Comités.

Thierry Bensa ajoute :

À l’époque nos managers avaient l’œil rivé sur le compteur de la production et la Sécurité n’était pas du tout intégrée.

En 2015, le TF2 (Taux de Fréquence) du Groupe se situe autour de 35.

Le DG du Groupe LIMAGRAIN s’engage dans la promotion de la Sécurité

En 2015, conscients des avantages d’une Démarche Sécurité adaptée à l’entreprise, Daniel Chéron, le DG du Groupe, et Damien Bourgarel vont alors
s’employer à changer les choses. Dans une vidéo réalisée en 2015, Daniel Chéron déclare :

La Sécurité est un principe incontournable de notre stratégie, on ne peut pas envisager que les gens puissent venir travailler chez LIMAGRAIN et prendre le risque de devoir subir un accident… J’avais tendance à considérer que c’était peut-être plus une question technique, en gros faire des investissements pour améliorer les choses, alors que c’est d’abord un comportement managérial…

La Sécurité devient alors un des premiers sujets Corporate que le Groupe LIMAGRAIN va proposer à ses BU. Dans cette dynamique, Daniel Chéron rédige
une lettre d’intention qu’il adresse à l’ensemble du personnel. Puis Thierry Bensa est chargé de convaincre les différents CODIR des BU, situées partout dans le monde, afin qu’ils déploient cette Démarche auprès de l’ensemble de leurs collaborateurs. A chaque fois, il sera accompagné par des consultants du cabinet ETSCAF a qui LIMAGRAIN a confié la mise en place de la Démarche Sécurité.

Une fois les CODIR convaincus, il faut former l’encadrement. Une formation de deux jours à la fois théorique mais aussi pratique basée sur des rencontres et des échanges formalisés avec les opérateurs.

Les managers ont dû abandonner leur posture technique et intégrer la Sécurité dans leur champ de responsabilité

Thierry Bensa reconnait que cela n’a pas été facile :

Les managers ont dû abandonner leur posture technique et cela a généré dans un premier temps une forme de résistance liée en partie au fait que l’impulsion venait du Corporate et non de la BU.

Les managers se sont sentis déstabilisés. Alors qu’auparavant la Sécurité était l’affaire des salariés et des responsables Sécurité, subitement ils ont dû en assumer la responsabilité. Cependant, ils ont très vite adhéré à cette nouvelle démarche. Effectivement, au-delà de son aspect sur la Sécurité, elle a permis d’apaiser des situations socialement tendues et de renouer le dialogue entre l’encadrement et les opérateurs.

Quatre ans plus tard, les résultats sont significatifs : le TF2 du Groupe a été divisé par plus de 2, pour s’établir l’an dernier à près de 14. Ces résultats sont
principalement liés à l’implication du management : pour preuve dans les unités de production en Israël, où les managers sont fortement mobilisés sur la
Sécurité, le TF2 est stabilisé à 4.

Aujourd’hui, en matière de Sécurité, le Corporate est leader au sein du Groupe LIMAGRAIN. Thierry Bensa et son équipe organisent deux séminaires par an et
réunissent à chaque fois l’ensemble des responsables Sécurité des différentes BU. Les objectifs sont le partage des bonnes pratiques mises en place de façon décentralisée et l’élévation du niveau de compétence de tous.